Retour sur le stage Iaido en PACA


TAKE Lyon Iaido a participé via son enseignant à l’encadrement du stage PACA qui s’est déroulé le week-end du 11 et 12 janvier 2020, à Villeneuve les Avignons.

Ci-dessous le compte rendu rédigé par Stephane Achart – Tsuba Club :

Maître Wu se tourna alors vers Chen et lui dit : Recommence.
(Yen Yen Tché, IV°)

Le premier stage organisé par le nouveau DTR iaido de la région PACA, André Haubert, 6° dan, s’est déroulé le week-end du 11 et 12 janvier, au gymnase Jean Alési – un grand merci à la
commune de Pujeaux, qui a prêté gracieusement les lieux pour ce premier rendez-vous. 31 personnes se sont déplacées pour travailler avec le sensei qui était assisté de cinq cinquième dan : Catherine Alexandrides , Anne-Lise Mathieu , Vincent Quiri , Cédric Aubin et Laurent Laveil.

L’objectif pédagogique de ce stage, c’était d’offrir aux pratiquants deux jours denses, tant en volume de pratique qu’en explications techniques, toujours resserrées, précises et courtes. Le sensei a alterné pratique en ligne, par vagues ou par ateliers selon les grades, circulant d’élève en élève, tandis que ses assistants prodiguaient leurs conseils au groupe qui leur était attribué.

Le fil directeur de ce stage, c’était le TE NO UCHI, littéralement la saisie de la paume, soit la façon de tenir le sabre, et les implications de cette prise singulière. Les pratiquants ont ainsi pu travailler, parfois avec le bokken, parfois avec le sabre, à l’impulsion donnée à la lame au moment où elle sort de la saya (couplée avec le saya banaré), grâce à cette façon de saisir et de presser la tsuka.

L’enseignant a mis en évidence l’hypothénar, ce muscle en bas de la paume, dans le prolongement du petit doigt, sur lequel s’appuie la tsuka lorsque la saisie est juste. A partir de cette première observation, le sensei a fait travailler les plans de coupe correspondant à des katas comme mae, kesa giri, morote tsuki ou encore san po giri. Le travail par vagues a permis ensuite de coordonner coupe et déplacement, application du kikkentai. Ces divers exercices ont conduit à s’intéresser progressivement à la quasi totalité des katas du seitei iai, régulièrement interprétés dans leur globalité, et s’ajoutant peu à peu. Une façon certainement de garder le rythme, et de mettre en place d’autres concepts : le zanshin (l’attention, l’écoute), le seme (la détermination dans l’attaque), le metsuke (le regard) ou encore le jo ha kyu – rythme ternaire qui anime chacun des gestes d’un kata (l’équilibre entre la lenteur et la rapidité du geste).

Au final, le travail méthodique et précis des phases, des gestes et des formes a permis aux pratiquants de réaliser un peu plus combien l’interprétation libérée d’un kata passe par la maîtrise de tous ces gestes savants et précis.

Un grand merci à la Tsuba club pour son accueil, ainsi qu’à la bienveillance des senseis qui ont permis le bon déroulement de ce stage.